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Carte postale cinéma « Ailleurs en folie: Casablanca »

avril 18, 2015 par philippemeunier

Lors de « Daba Maroc en 2012 », nous avions déjà porté un regard sur le cinéma marocain. Cette fois pour les « ailleurs en folie : Casablanca », nous avons sélectionné 7 films qui renvoient une représentation de cette ville entre 1980 et 2013. Nous en avons monté des extraits dans un ordre chronologique pour constater des évolutions sur des thèmes récurrents que sont le vécu de l’enfance et le passage à l’âge adulte dans les quartiers pauvres de la ville et de manière diffuse ou directe l’impact répressif du régime politique et la montée de l’intégrisme religieux.

« Casablanca » de Michael Curtiz réalisé en 1942 ne renvoie que l’image caricaturale d’une ville colonisée mais la mythologie associée au film restera liée au nom de la ville.

NassEn 1980, Ahmed el Maanouni réalise «  Transes », un documentaire-fiction sur « Nass-El-Ghiwane », un groupe de musiciens formé au théâtre et issus des quartiers pauvre de Casablanca. Le film montre à cette époque, l’impact d’une poésie essentiellement laïque qui trouve son inspiration dans la culture populaire marocaine.

Ali Zaoua« Les Casablancais » d’Abdelkader Lagtaa est une fable tragi-comique qui n’hésite pas à dénoncer le système répressif du régime politique fondé sur la suspicion et la dénonciation. En 1998, il est déjà indicatif des effets de la montée de l’intégrisme religieux.

En 2000, Nabil Ayouch s’intéresse dans « Ali Zaoua » au sort des enfants de la rue à Casablanca et travaille avec des jeunes acteurs issus des quartiers déshérités.

MarockA l’opposé « Marock » de Laila Marrakchi  est réalisé en 2005 dans la société aisée de la ville mais l’action est située en 1997. Il montre le contournement par la jeunesse des interdits de la société musulmane dans un contexte de méfiance à l’égard de l’intégrisme et de tensions communautaires.

CasanegraAvec « Casanegra » sorti en 2008, Nour-Eddine Lakhmari s’intéresse au sort de deux amis d’enfance qui jeunes adultes sont tombés dans la délinquance, vivant de petits boulots et d’arnaques, ils rêvent comme les enfants de « Ali Zaoua » d’un ailleurs idyllique. Ils restent pourtant attaché au Casablanca des pauvres qu’ils ont rebaptisé « Casanegra » . D’un certain point de vue on peut relier ce long métrage à la tradition du « film noir » même si son contenu social fort l’éloigne radicalement du « Casablanca » de Michael Curtiz, archétype du genre.

Chevaux de DieuEn 2012, Nabil Ayouch se préoccupe de nouveau du vécu des enfants grandis dans un bidonville de Casablanca avec « Les chevaux de dieu ». Inspiré d’un roman de Mahi Binehine : » les étoiles de Sidi Moussem », il évoque les attentats suicides qui ont ensanglantés le centre-ville de Casablanca en mai 2003 et rend compte du terreau social de l’islamisme radical.

C'est eux les chiensProduit Par le même Nabil Ayouch en 2013, « C’est eux les chiens » «est le premier long métrage d’Hicham Lasri . Réalisé dans la forme du faux documentaire et sur un mode tragi-comique, le film n’en est pas moins un portrait émouvant d’un « sacrifié de la société » et au-delà un vrai travail de réflexion sur l’amnésie collective.  Le réalisateur ne s’intéresse pas uniquement au effet du « printemps arabe » sur la société marocaine mais il renvoie à l’histoire des revendications sociales et politiques au Maroc et particulièrement à Casablanca, ville où les tensions entre traditions et modernités sont les plus visibles.

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