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Ailleurs en folie Montréal-Québec : le cinéma Québécois

septembre 30, 2015 par monsmedia

La programmation des « ailleurs en folie Montréal-Québec » proposait quatre films de cinéastes Québécois. Si « pour la suite du monde » réalisé par Michel Brault et Pierre Perreault en 1962 représentait le mouvement historique du « cinéma direct ». Les films de Denis Coté, Stéphane Lafleur et Dominic Leclerc l’étaient du cinéma québécois indépendant actuel. QuébecLes deux premiers appartiennent à un courant qui a été qualifié de « renouveau du cinéma Québécois » qui rassemble aussi des réalisateurs tel que Maxime Giroux, Sébastien pilote ou Xavier Dolan pour ne citer que les plus connus. Si à juste titre, Xavier Dolan ne se Québec1reconnait pas complètement dans ce mouvement lui qui pratique un cinéma plus baroque et extraverti finalement plus proche des premiers films de Jean-Marc Vallée ( C.R.A.Z.Y.) ou de Jean-Claude Lauzon (Léolo) que de la nonchalance mélancolique propre aux quatre autres réalisateurs cités. Pour autant il n’y a pas non plus de manifeste stylistique propre à ces cinéastes, sinon une réelle indépendance de ton qui ne lorgne pas vers le voisin américain que ce soit la production de type hollywoodienne ou étiquetée « Sundance ».

Québec2Sébastien Pilote (démantèlement) et Maxime Giroux (Felix et Meira)  évitent les pièges du drame social et de la comédie romantique pour des études profondes et sans clichés des milieux qu’ils décrivent. Pas de lyrisme excessif mais une justesse de ton qui s’incarne dans des acteurs habités par leurs personnages. Denis Coté (Curling, Carcasses, Bestiaire) et Stéphane Lafleur (Continental, En terrains connus, Tu dors Nicole) ont en commun de faire surgir l’insolite, le fantastique mais aussi le poétique de la banalité du quotidien avec une tendance loufoque plus explicite chez le second.Québec3

Le succès critique et public des films de Xavier Dolan (J’ai tué ma mère, Les amours imaginaires, Laurence anyways, Tom à la ferme, Mommy) a déclenché une curiosité pour les réalisateurs de cette nouvelle vague québécoise qui commence à dépasser l’audience des festivals où ils sont majoritairement bien accueillis.Québec4 La génération précédente, celle de de Denis Villeneuve (Un 32 août sur terre, Incendies, Prisoners, Enemy), de Jean-Marc Vallée ( Crazy, Café de flore, Dallas buyer club, Wild…) ou de Philippe Falardeau (Congorama, Monsieur Lazhar…) avait aussi préparé le terrain du moins sur le plan commercial, ceux-ci  étant maintenant produit aux Etats-Unis avec des résultats honorables.Québec5 Le Québec compte aussi un grand nombre de réalisatrices dans la nouvelle génération: Sophie Deraspe, Anaïs Barbeau-Lavalette, Chloé Robichaud ou Louise Archambault (Gabrielle) et dans la précédente, Manon Briand (La turbulence des fluides, 2 secondes) présentes dans les festivals mais peu distribuées en Europe. Québec6Avant de devenir la figure de proue du cinéma québécois dans les années 80, Denys Arcand (Le déclin de l’empire américain, Jésus de Montréal, Les invasions barbares…) avait signé depuis le début des années 60 un travail documentaire engagé (On est coton, Québec : Duplessis et après, le confort et l’indifférence…).

Québec7Une génération que l’on qualifiait aussi à l’époque de Nouvelle vague avec pour ne citer qu’eux, Gilles Groulx, Gilles Carle, Pierre Falardeau et avant eux Claude Jutra figure tutélaire du cinéma Québécois qui a donné son nom aux prix cinématographiques Canadiens  équivalents des césars et des oscars. Cependant, le documentaire est le genre fondateur du cinéma Québécois avec l’émergence   du mouvement « cinéma direct » au sein de la cellule francophone de l’office national du film du canada (ONF) à la fin des années 50.

Cette cellule formée notamment de Claude Jutra, Gilles Groulx et Michel Brault sera rejointe par Pierre Perrault. Québec8«Les raquetteurs» (1958) réalisé par Michel Brault et Gilles Groulx ainsi que « Pour la suite du monde » (1963) de Michel Brault  et Pierre Perrault sont les films fondateurs et emblématiques de ce mouvement. Un coffret DVD édité par l’ONF qui est consacré à Michel Brault (TJ1300) et un autre par les éditions Montparnasse dans la collection « le geste cinématographique »(TJ7051) à Pierre Perrault rassemble leurs premiers films auquel on ajoutera «  La bête lumineuse » (1983) du même réalisateur.

Québec9Fondé en 1939, l’ONF qui a installé ses studios à Montréal sera aussi le théâtre des géniales expérimentations de Norman McLaren l’un des grands maîtres du cinéma d’animation. Une œuvre avant-gardiste rééditée sur 6 DVD par l’ONF (de TW4800 à 4805). 

 C’est aussi à Montréal mais comme animateurs de série éducative pour la société Radio-Canada que Frédéric Back signe des films d’animation très personnels comme « L’homme qui plantait des arbres »(1987) ou « Le fleuve aux grandes eaux » (1993).   

Un montage que nous avions réalisé à l’occasion de cet ailleurs en folie Montréal-Québec était projeté dans le bar-folie durant la programmation.

Un dépôt DVD de l’ensemble des films cités est présenté dans le centre de prêt de la médiathèque pour rendre compte de la spécificité et de la richesse actuelle et historique du cinéma Québécois.    

Pour plus de renseignements concernant le cinéma québécois visitez ce site:

www.filmsquebec.com

   

  

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