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Classique sur grand écran au Plaza-art: « Boulevard du crépuscule » de Billy Wilder

novembre 13, 2015 par mediamons

1Ce dimanche 15 novembre, le Plaza-art projette « Sunset Boulevard » dans le cadre de sa programmation « classique sur grand écran ».  Un film très particulier réalisé par un cinéaste qui ne l’est pas moins.

Billy Wilder qui est généralement considéré comme l’un des maitres de la comédie américaine a aussi contribué à l’éclosion du « film noir » au milieu des années 40 avec des cinéastes originaire comme lui de la « Mitteleuropa » (Preminger, Siomak, Lang). En 1944, le succès d’ « assurance sur la mort » écrit avec Raymond Chandler a d’ailleurs contribué à la caractérisation du genre. Ce film laisse aussi apparaitre l’approche réaliste du cinéaste qui exclut tout romantisme dans les rapports humains. C’est ce que Noel Simsolo désigne comme « le réalisme sordide », un concept décliné dans l’ensemble de son œuvre qui apporte une nuance morale aux confessions de salauds ou de lâches qui peuplent ses films. Dès lors ses comédies sont des farces grinçantes tirant fréquemment vers le burlesque où son pessimisme cynique transcende les habituelles situations de quiproquos. Chez Billy Wilder le cinéma de genre ne répond pas aux strictes caractéristiques qui le composent habituellement. Noel  Simsolo cite « la garçonnière » (1960) comme prototype du film noir travesti en comédie et « certains l’aime chaud » (1959) comme une subversion parodique du film de gangsters.

2« Boulevard du crépuscule » (1950) habituellement catalogué comme film noir déroge également aux caractéristiques classiques du genre. Comme l’écrit Ophélie Wiel sur le site « Critikat : « L’atmosphère gothique des décors, la construction en huis-clos, les yeux écarquillés et l’interprétation théâtrale de Gloria Swanson tiennent plus au fond du film d’horreur expressionniste».  

Au-delà des questions de genre, le film est surtout une fascinante mise en abime du cinéma par lui-même. Billy Wilder s’attaque au mythe Hollywoodien qui exclut tous ceux que le temps ou l’adaptation aux évolutions techniques ont laissé sur la touche. La complexité du film tient aussi à l’habileté avec laquelle le cinéaste définit la dimension réelle et fictionnelle de ses personnages, certains acteurs interprétant leur propre identité ou des personnages en forte résonance avec leur propre vie.       

Dans la collection « grands cinéastes » éditée par les cahiers du cinéma. Le livre de Noel Simsolo sur Billy Wilder.

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Sur les 26 films qu’il a réalisés entre 1934 et 1981, 23 sont édités en DVD et seront mis en évidence à la médiathèque jusqu’à la mi-décembre. Pour accéder directement au descriptif de chaque film et voir ça disponibilité de prêt il suffit de cliquer sur l’image.

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A lire : La critique déjà citée d’Ophélie Wiel sur le site Critikat:

http://www.critikat.com/Boulevard-du-Crepuscule-Sunset.html

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