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Classiques sur grand écran au plaza-art « Planète interdite » de Fred. M. Wilcox

mars 8, 2016 par mediamons

Femme dans la luneCe dimanche 6 mars, la séance des classiques sur grand écran était consacrée à un film d’un genre « la science-fiction » qui s’est popularisé dans le cinéma américain des années 50.

« La femme dans la lune » dernier film muet que Fritz Lang réalise en 1929 contient déjà les prémices du genre et peut être considéré comme un film référence car par souci de réalisme, le réalisateur s’est entouré de conseillers scientifiques.

la femme dans la luneMais le premier âge de la science-fiction au cinéma est indissociable de la production de la série B américaine au début des années 50. Il émerge en lien avec le traumatisme de la seconde guerre mondiale et spécifiquement avec celui créé par l’utilisation de la bombe atomique. En effet la psychose d’un nouveau conflit s’installe dans la société américaine avec l’arrivée de la « guerre froide ».

Le jour où la terre s'arreteraL’Amérique de l’après-guerre vit en parallèle le développement fulgurant des progrès scientifique et l’irruption d’une mythologie autour des extraterrestres et des OVNI.  Le thème de la contamination qui menace la société américaine préfigure la crainte bien réelle d’une invasion et les débuts de la conquête spatiale sont placés sous le signe de la concurrence.

L'invasion des profonateurs de sépultures« La chose d’un autre monde » (1950) de Howard Hawks, « le jour où la terre s’arrêtera » (1951) de Robert Wise, « les survivants de l’infini » (1955) de Joseph Newman, « le monstre » (1955) de Val Guest et « l’invasion des profanateurs de sépultures » (1956) de Don Siegel. Autant de films représentatifs de l’angoisse créée par l’omnipotence menaçante de la science et de la perspective d’un holocauste nucléaire.

Les monstresLa crainte des mutations engendrée par l’atome s’exprime au travers de films comme « les monstres attaquent la ville » (1953) de Gordon Douglas, « la mouche noire » (1958) de Kurt Neumann en passant par « l’homme qui rétrécit » (1957) de Jack Arnold.La mouche noire

Sorti sur les écrans en 1957, « planète interdite » s’est démarqué d’un ensemble de films souvent réactionnaires et a eu une influence importante sur l’évolution du genre dans les décennies suivantes. Le scénario inspiré de « la tempête »  de Shakespeare introduit des références psychanalytique et notamment «  la part d’ombre » existant en chaque être humain qui trouvera son écho dans des sagas ultérieures comme « star-wars ».

Planète interdite-you are a robot

Sur le plan technique, il est le premier film dont la bande originale et les effets sonores utilisent uniquement des sources électroniques composées par ordinateur. C’est aussi l’un des premiers films de science-fiction à bénéficier du format cinémascope.

Planète interdite

Pour ces raisons mais aussi pour la qualité des décors ainsi que son charme désuet mais poétique, « planète interdite » gagne à être vu sur grand écran.

Pour une redécouverte du genre, une mise en évidence de films de « science-fiction » des années 50 et 60 est proposé à la médiathèque durant le mois de mars.

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